Samedi 23 août 2008
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16:40
Je me suis rendu hier dans la vallée de la Gordolasque avec la ferme intention de réaliser l'ascension du Mont Bégo à 2872 m. Un réveil très matinal, à 5 h, suivi d'une longue escapade de 3
h en voiture a été nécessaire pour commencer la randonnée à une heure convenable. La fraîcheur matinale est, en effet, agréable au début de la montée, très raide, vers le col de
l'Arpette à 2500 m environ. Par ailleurs, je me souviens d'une rando avec Laurence qui nous avait contraint à faire demi tour au col en raison d'un brouillard dense. Une petite pause en
contrebas, à proximité d'un cours d'eau, avait été fortement apprécié ce jour là avec une éclaircie bienvenue.
Toujours est-il qu'une ascension en montagne se mérite. Et le Mont Bégo, à 2872 m, n'échappe pas à la règle. A certains endroits, la pente est très raide. Mes jambes s'en souviennent encore. Mais
quel plaisir d'atteindre un sommet, tant convoité, que je n'avais pas pu réaliser en juin, en raison de la présence de neige. A cette altitude, le silence est d'or, et la contemplation est reine
sur une vallée des Merveilles étoudissante de beauté.
Par philippe et laurence
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Mercredi 20 août 2008
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C'est avec énormément de plaisir que j'ai revu Laurence hier sur sa plage privée, après ma petite escapade d'une semaine dans les Hautes Alpes. Je l'ai aidée à ranger
le matériel de manière à finir plus tôt. Nous avions décidé de réaliser une randonnée à la belle étoile dans un massif des Maures sauvage. La nuit est tombée assez rapidement nécessitant
l'utilisation de frontales. C'était vraiment agréable de se retrouver sur des sentiers en pleine nuit au coeur du massif. Tout au long de notre escapade, le chant enjôleur des cigales nous a
accompagnés vers les cîmes des Roches Blanches, point sublime avec un panorama incomparable sur tout le Golfe de Saint-Tropez, et la plaine infinie des Maures. Le spectacle était magnifique avec
un ciel partagé en deux, des orages dans l'arrière pays varois, et des étoiles brillantes au dessus de la mer méditerranée. La lune, d'une couleur orangée, était aussi de la fête dans ce ciel
haut en couleurs. Notre petite escapade de plus de 3 h avait quelque chose de magique et de charmant. Nous étions tout simplement heureux de vivre ce petit moment intense de pleine communion avec
la Nature. Ces ballades, qui peuvent paraître anodines, apportent énormément au corps et à l'esprit. Il est, en effet, agréable de profiter d'une Nature sereine après une journée bruyante sur une
plage surpeuplée. Vous laissez errer votre esprit aux bruits apaisants d'un massif des Maures, qui vous accueille tendrement dans ses bras verdoyants de douceur.
Par philippe et laurence
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Dimanche 17 août 2008
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11:14
Laurence aurait adoré ce périple au milieu de montagnes grandioses. J'en suis sûr qu'elle aurait été contemplative par la beauté des paysages. Nous (Olivier, un ami niçois et moi) l'avons
été tout au long de notre séjour. Un périple haut en couleurs qui nous a fait oublier pendant un laps de temps une Côte d'Azur touristique et surpeuplée. Une semaine menée tambour battant qui
restera dans nos mémoires. Tout a commencé par un camping sauvage sur les pentes de la plus haute route d'Europe (2800 m), le col de la Bonnette. La nuit à cette altitude fut magique avec un ciel
étoilé incomparable, et quelques étoiles filantes bienvenues pour faire des voeux. Après un petit déjeuner délicieux, thé et tartelettes, nous avons rejoint un lieu que j'affectionne
particulièrement et chère à Laurence, Embrun (Baratier). Un camping municipal très bien situé et ombragé, à proximité du lac de Serre Ponçon nous a permis d'affiner notre préparation avant de
poursuivre notre route vers le pré de Madame Carles, départ des grandes randonnées vers le Glacier Blanc, le Dôme et la Barre des Ecrins. Le Mourre Froid, à 2994 m, fut notre première ascension
afin de nous acclimater à l'altitude, mais aussi à l'effort physique en montagne. Nous avons apprécié cette course vers ce sommet sans ressentir la moindre déffaillance. Ce sommet de l'Embrunnais
est magnifique, et permet, en outre, d'apercevoir au loin, la Barre des Ecrins, à plus de 4000 m, deuxième sommet après le Mont Blanc. La particularité d'Embrun est de pratiquer des activités
sportives différentes dans la journée. Après une randonnée bien épuisante pour les jambes, une baignade dans le lac de Serre Ponçon fut très appréciée, d'autant plus que l'eau était à une
température, digne de nos plages azuréennes. Rassurés par notre condition physique, il était temps de nous renseigner auprès des guides d' Embrun pour réaliser notre ascension du Dôme des Ecrins.
Thierry fut notre guide. Nous avions rendez-vous avec lui au refuge du Glacier Blanc, tenu par des hôtes très sympathiques. Le repas du soir fut copieux : une soupe délicieuse, des pâtes à la
sauce, du fromage, et un gâteau maison. Que du bonheur dans ce refuge perché sur un bloc, et à la limite du glacier volumineux et impressionnant par sa masse. La nuit fut très courte avec des
orages à répétition. Le guide est venu nous réveiller à 5 h du matin. Il y avait une possibilité de réaliser notre ascension. Après quelques recommandations et la mise en place du matériel
nécessaire à notre évolution sur le glacier (crampons, guêtres, piolet,...), nous nous sommes dirigés vers le Dôme des Ecrins. Malheureusement, le guide, après une observation méticuleuse du
sommet, nous a conseillés de faire une autre course, la Roche Faurio. Des plaques avants s'étaient , en effet, constituées dans la nuit, et pouvaient se détacher sur notre passage. Nous avons
suivi à la lettre les conseils éclairés de notre guide. Nous avons réalisé l'ascension de ce sommet à 3700 m , qui a été nos premiers pas dans l'alpinisme. Les sensations étaient très fortes de
se retrouver si haut, et au milieu d'un massif des Ecrins, tout enneigé, en plein mois d'août. Que de bons souvenirs, Olivier y retournera avec Anne pour réaliser le Dôme l'année prochaine. Une
première expérience qui sera forcément suivie d'autres. La montagne vous attire comme un aimant vers les cîmes. Le spectacle est sublimissime et vous laisse pantois d'admiration. Mais il faut
toujours garder à l'esprit qu'une randonnée en haute montagne ne s'improvise pas, et qu'un guide est toujous bienvenu pour vous amener vers des sommets hauts en couleurs. La montagne est belle,
séduisante, attirante, mais très dangereuse. Respectons la montagne tout en restant humble.
Un grand remerciement à notre guide, Thierry, pour cette première découverte de la haute montagne.
www.guide-ecrins.com/
Par philippe et laurence
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Samedi 16 août 2008
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19:59
La Roche Faurio à 3700 m, le Dôme des Ecrins est en face sous les nuages
"La Roche Faurio se trouve à la jonction de trois arêtes : celle qui vient de
Neige cordier, celle qui, d'abord, vers l'ouest puis en un bel arrondi vers le nord, va aboutir
au sommet de la Grande Ruine, enfin celle qui au sud plonge sur le Col des Ecrins et
remonte hardiment vers la Barre des Ecrins. Excellente situation qui permet une vue
magnifique, non seulement sur la face nord des Ecrins toute blanche, mais sur un vaste
paysage de sommets et de vallées. « GASTON REBUFFAT
Tempête de neige sur le Glacier Blanc
Moi en pleine ascension
Thierry, guide très sympathique, au sommet du Roche Faurio
Olivier sur le Glacier Blanc
Camping sauvage dans un massif haut en couleurs : l'Eychadau
Le Mourre Froid, au dessus d'Embrun : 2994 m
Olivier, au col de la Règue, 2700 m, à poximité du Mourre Froid
Le Pré de Mme Carles, départ des grandes randonnées vers le Glacier Blanc, le Dôme et la Barre des Ecrins
Par philippe et laurence
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Samedi 9 août 2008
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22:00
Un moment de détente sous les parasols
Quel fut mon plaisir de revoir Florence sur la Côte d'Azur, à Sainte-Maxime, accompagnée de son ami Christophe, et de leur petit garçon, Camille, né récemment le 29 avril. Flo est,
par ailleurs, responsable d'une association d'insertion en Saône-et-Loire. Son travail consiste à monter des projets, dont le but est de réinsérer des personnes en grande difficulté. Il s'agit la
plupart du temps de chantiers d'insertion signés avec des communes. Les activités les plus courantes sont le jardinage, les petits travaux de maçonnerie qui peuvent servir de tremplin vers des
emplois définitifs. Flo est titulaire d'un DESS en développement. Son stage de fin d'études a, tout de même, été réalisé au Togo sur la faisabilité d'un hôpital de campagne. Des conditions
de vie très difficiles puisque Flo est tombée malade à plusieurs reprises. Le paludisme ou maladie du sommeil ne l'a pas épargnée malgré un traitement effectué à la base. Il n'en reste pas moins
qu'elle en conserve un souvenir inoubliable. La vie y est plus paisible. La dimension humaine est très importante dans les pays africains où la solidarité inter-générationnelle joue son rôle à la
perfection, des grands-parents aux petits enfants. Ce fut une bonne expérience pour Flo, qui en est revenue enrichie, et avec des compétences nouvelles.
J'ai profité de sa venue pour l'amener sur une belle plage privée, dont la responsable n'est autre que Laurence, toujours aussi radieuse malgré la fatigue. Une petite collation à l'ombre des
parasols a été un moment fort appréciée.
Par philippe et laurence
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Mercredi 6 août 2008
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19:46
Hier, j'en ai profité pour rendre visite à Laurence sur sa plage en fin d'après-midi. Je me suis rendu utile en apportant ma petite contribution dans le rangement du matériel, matelas, parasols,
et transats. Comme d'habitude, j'ai été impressionné par l'énergie déployée par Laurence, capable de porter 12 matelas sur son épaule. Le petit trajet de quelques dizaines de mètres jusqu'au
local est assez éprouvant dans le sable mouvant. C'est un travail très physique dont Laurence maîtrise à la perfection sous les yeux ébahis des clients, et des touristes aux alentours. La gente
masculine est sous l'admiration, et certains n'hésitent pas à l'encourager dans cette épreuve de force. Nicolas, son aide plagiste, est élogieux à son égard, et n'hésite pas à dire que Laurence
est la pièce maîtresse de sa plage qu'elle gère admirablement bien. N'oublions pas que les journées sont très longues avec une chaleur écrasante à certains moments de la journée.
Toujours est-il que ma présence a été très appréciée. Cela m'a fait plaisir d'aider tout simplement Laurence. J'ai trouvé que ce travail en plein air était plutôt agréable avec en toile de fond
la mer, le ciel bleu, les gens heureux sur la plage,...
La récompense suprême des plagistes en fin de journée est de profiter pleinement de la fraîcheur de la brise marine. Une bonne baignade est également bienvenue.
Par philippe et laurence
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Lundi 4 août 2008
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19:13
De plus en plus, nous prenons conscience qu'il est possible d'aider ponctuellement des associations à vocation humanitaire dans le monde entier, que ce soit dans le cadre de notre activité
rémunérée ou estudiantin. Dans le premier cas, une loi permet à un salarié d'effectuer pendant ses congés avec l'accord de son patron, une mission humanitaire. Très intéressant, le salarié
apporte ses compétences dans la mise en place d'un projet. Il revient de cette expérience avec un supplément de richesse non-négligeable dans la poursuite de son existence humaine. La vie prend
alors une autre dimension plus humaine, moins égoiste, et plus proche des gens. Laurence, fortement intéressée par ses petites actions, m'a parlé de sa soeur qui est partie pendant de longs
mois dans un pays à la richesse humaine que l'on ne retrouve pas dans nos pays soi-disant développés. Son action a été courageuse, et volontaire dans son combat de la lèpre qui ravage encore des
pays. Revenue en France, elle relativise maintenant beaucoup de choses, et apprécie pleinement chaque jour qui passe. Les jeunes de nos pays à la richesse matérielle
excessive devraient faire un service obligatoire de ce type de manière à les rendre plus solidaires.
Certains prennent conscience de l'utilité de telles actions dans le cadre de leurs études. Par exemple, la nièce d'Olivier, Elodie, étudiante en 2 ème année de médecine est partie pendant plus
d'un mois à Magadascar, un pays grand comme la France. Mais le niveau de vie n'est pas le nôtre. La pauvreté y est considérable. Les enfants, livrés à eux-mêmes, sont nombreux.
Elodie s'est retrouvée dans un dispensaire tenue par des bonnes soeurs, à l'âme très charitable. Les orphelins étaient aux anges de partager des moments forts et inoubliables avec des
étudiants en médecine, conscients de l'importance de l'action humanitaire. La joie pouvait se lire sur leurs visages enfantins, heureux d'etre aimés tout simplement. Leur départ fut difficile
avec des pleurs de part et d'autre. De telles expériences renforcent l'âme humaine dans la vie de tous les jours. Le monde ne s'arrête pas à nos frontières. Les drames humains qui se produisent
au large de nos côtes nous le rappelent assez fréquemment. Il est tout de même inadmissible de constater avec effroi qu'une minorité de gens sans scrupules concentrent une partie des richesses,
alors que plus des 3/4 de la planéte sombrent dans une pauvreté inexorable.
Par philippe et laurence
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Dimanche 3 août 2008
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23:41
Le village de Colomars entre ciel et montagne
C'est avec plaisir que j'ai revu Anne et Olivier le week-end dernier dans l'arrière pays niçois. L'accueil y est toujours chaleureux. Le village de Colomars est très sympathique avec en arrière
plan le mont Chauve. Je me suis alors souvenu du raid de Nice que j'avais fait avec Laurence dans plusieurs villages de l'arrière pays niçois, avec une course de nuit mémorable. Cette nuit là fut
magique avec des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans notre mémoire. J'ai toujours une petite pensée pour Laurence qui travaille actuellement comme plagiste sur une belle plage de la Côte
d'Azur.
Ces petits villages méritent donc une attention particulière, très loin de la folie urbaine de la promenade des Anglais. Le décor naturel des villages hauts perchés, comme Colomars, est
magnifique, d'autant plus que nous avons profité de la belle matinée dominicale pour réaliser un footing de plus de 2 heures sur les pentes escarpées du célèbre mont Chauve. En hiver, il n'est
pas rare d'apercevoir de son point culminant, par temps très clair, les premiers contreforts de la Corse. Le spectacle est alors grandiose, mais en plein été, la brume épaisse et surtout une
pollution stagnante empêchent de voir l'île. J'ai apprécié tout de même ce footing haut en couleurs sur des sentiers très caillouteux où il faut être prudent, attentionné, et concentré.
Après un repas digne de ce nom préparé par Anne, une sieste s'est imposée naturellement par cette chaleur assommante, et désagréable. Quel fut notre plaisir de se retrouver après cette sieste
réparatrice sur la célèbre promenade des Anglais pour un petit bain de mer apaisant pour l'âme et l'esprit. J'apprécie de plus en plus de nager en crawl. Le plaisir est démultiplié par rapport à
la piscine, un lieu clos et contraignant. Les allers et retours incessants sont d'une monotonie affligeante.
Ce fut un bon week-end ...
Par philippe et laurence
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Lundi 28 juillet 2008
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07:47
Née le 28 juillet 2000, Eva, 8 ans, est une petite fille pleine de vie, qui n'a pas fini de surprendre par sa gentillesse, son dynamisme, et surtout par son amour de la Nature. Eva aime, en
effet, se promener avec sa maman sur les sentiers du massif des Maures à la découverte d'une nature sauvage et belle. Le printemps est la saison qu'elle préfère par dessus tout. Les fleurs
parsèment, en effet, par millier les collines. Leur appartement prend ainsi des couleurs diverses et variées de fleurs sauvages aux odeurs enivrantes. Eva est une amoureuse de la Nature comme sa
maman, qui s'émerveille aussi devant la beauté des paysages.
Joyeux anniversaire Eva
Par philippe et laurence
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Vendredi 25 juillet 2008
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Quelle fut ma surprise de recevoir hier matin un texto de Laurence qui m'invitait à prendre un petit déjeuner dans un snack à l'ambiance chaleureuse. A peine réveillé d'une nuit passée à la bonne
étoile, j'ai apprécié de revoir Laurence après sa semaine de travail de plus en plus difficile. La saison bat, en effet, son plein, et la fatigue est bien présente. Les rares jours de congés
sont donc fortement appréciés pour se détendre en famille et avec les amis, de manière à repartir sur de bonnes bases dès le lendemain. Ces petits instants éphémères de retrouvailles
sont très riches, et appréciés. Tant de choses à raconter sur la semaine qui s'est écoulée qu'il nous faudrait plus de temps pour en parler. Mais il y a toujours ce plaisir de se revoir, et à
discuter pendant ces instants brefs mais intenses.
Par philippe et laurence
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